Bertrand Delanoë dans le 5e le 13 novembre

Bonjour à tous,

Bertrand Delanoë effectue en ce moment une tournée des 20 arrondissements parisiens, et échange, à chacune des étapes, autour d'un thème avec les Parisiennes et Parisiens. Le Maire vient donc le 13 novembre dans notre arrondissement.

Il sera à 20h, à l'ENS (45 rue d'Ulm) pour parler, avec des invités et avec les citoyens, de la démocratie et des pratiques démocratiques. N'hésitez pas à venir, car c'est avec chacun que se construira la victoire de mars 2008.

A très bientôt,

Jean-François Lavaud

Ce week-end, (re)découvrons notre quartier!

Samedi 15 et dimanche 16 septembre auront lieu les traditionnelles Journées du Patrimoine, pendant lesquelles de nombreux monuments et musées sont ouverts au public et gratuits. L'occasion pour nous de visiter des lieux souvent méconnus ou fermés, ou tout simplement le moment de lever le nez pour regarder notre environnement urbain quotidien d'un oeil différent. L'occasion pour la Mairie de Paris de vous proposer des balades du patrimoine, à la découverte de l'architecture de la capitale.

Pour ce qui concerne notre arrondissement, ainsi que le 6e voisin, une promenade médiévale nous est proposée, de la place du Panthéon, jusqu'à Saint-Germain-des-Prés, en passant par les vestiges du mur d'enceinte de Philippe-Auguste, Saint-Séverin ou l'Hôtel de Cluny.

Ceux qui aiment les Grands Hommes (et femmes!) pourront déambuler tranquillement du Panthéon jusqu'à l'Institut, via l'Odéon et sa statue de Danton, puis via le quai Voltaire, pourquoi pas à Vélib dans les pistes cyclables protégées?

Les musées de la Ville (sauf les catacombes et la crypte de Notre-Dame) seront gratuites (expositions temporaires comprises), et des visites, conférences et activités artistiques seront proposées pour tous les âges, en lien avec les expositions.

Dans les bibliothèques municipales, des expositions exceptionnelles seront présentées aux visiteurs: à l'hôtel de Lamoignon, des pièces rares, incunables, plans, reliures... concernant l'histoire de "Paris au fil du temps" seront visibles. Le 5e n'est pas en reste: à la bibliothèque de l'Heure joyeuse, à côté de Saint-Séverin, des livres d'enfants du XVIIIè siècle à nos jours seront présentés.

Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les générations! Alors bonne(s) balade(s) et bonne(s) visite(s)!

Jean-François Lavaud

plus d'infos sur http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=7174&document_type_id=4&document_id=22132&portlet_id=16597

Bertrand Delanoe candidat en 2008!

Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle!

Après plus de 6 ans de gestion de gauche, Paris a changé. En mieux. Plus solidaire, plus agréable à vivre, plus adaptée aux enfants et aux personnes âgées, moins polluée, démocratique, notre ville a beaucoup progressé et elle doit continuer sur cette voie. C'est pourquoi la candidature de Bertrand Delanoe en 2008 est une très bonne nouvelle, face à une droite sans projet, sans unité, dont la seule mission semble être de tout critiquer sans discernement.

Mais c'est encore Bertrand Delanoe qui en parle le mieux:

Son site de campagne est ouvert depuis hier: www.bertranddelanoe.net

A très bientôt,
Jean-François Lavaud

Le vrai visage de M. Sarkozy

"L'état de grâce" de Nicolas Sarkozy risque de ne pas dépasser l'été. S'il n'était entretenu par certains médias bienveillants, il aurait d'ailleurs cessé au lendemain des législatives. Qu'a fait notre Président de si extraordinaire depuis cette date ?
- Expliquer à nos partenaires européens que nous serons incapables de tenir dans les délais impartis les critères de convergence car les cadeaux fiscaux grèvent notre budget ? En venir à des méthodes d'intimidation face au Ministre de l'Economie allemand qui pointait nos propres contradictions ?
- Mettre fin à l'individualisation des peines et par là même à l'autonomie des juges qui ne seront plus désormais que de simples distributeurs de peines planchers ?
- Revenir sur le droit de grève alors que le nombre de jours de grève ne cesse de baisser depuis 10 ans pour devenir marginal aujourd'hui ? C'est plus facile que de réfléchir en profondeur aux conditions du dialogue social ...
- Réhabiliter le désormais très fréquentable Monsieur Khadafi et lever l'embargo tacite dont il faisait l'objet concernant les ventes d'armes ?
- Ou encore instaurer la franchise médicale qui pèsera une fois de plus sur les plus démunis, et délitera encore davantage la solidarité nationale ?

Sur ce dernier point, je vous laisse lire l'interview donnée au Monde par le Président de la Mutualité française. C'est éloquent !

Jean-François Lavaud

LeMonde.fr 

Entretien avec Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française

Pour le président de la Mutualité française, "avec les franchises, on sort du système solidaire de financement de la santé"

LE MONDE | 02.08.07 | 14h56  •  Mis à jour le 02.08.07 | 15h21

Que pensez-vous de la proposition du chef de l'Etat, faite mardi 31 juillet, d'un nouveau systèm de franchises pour financer la lutte contre le cancer, Alzheimer et les soins palliatifs ?

Ce sont des causes justes, elles méritent une réponse précise et des engagements tenus. La Mutualité française soutient ces causes. Nous mettrons en place, à partir du 1er janvier 2008, un parcours de santé pour mieux orienter nos adhérents et pour que les familles puissent mieux s'organiser dans le cadre de ces pathologies.

Mais, franchement, je ne vois pas comment, à partir de franchises payées par les seuls malades, avec une sécurité sociale déficitaire, on pourrait dégager les sommes nécessaires pour tenir les promesses faites par le président de la République.

Quelle est la solution, selon vous, pour financer ce que vous reconnaissez être des causes importantes ?

Je propose au gouvernement et au chef de l'Etat de mettre en place un véritable système de solidarité, qui permettrait une meilleure prise en charge de ces pathologies. Je ne connais pas d'autre moyen que de faire appel à la solidarité nationale par le biais d'un impôt ou d'une taxe.

Nicolas Sarkozy a souhaité que les assurances complémentaires puissent prendre en charge ces nouvelles franchises. Qu'en pensez-vous ?

J'ai entendu tout et son contraire : la prise en charge par les mutuelles, souhaitée par M. Sarkozy, et l'impossibilité de le faire, ainsi qu'une version intermédiaire, qui lierait cette prise en charge à un contrat dit "responsable" de la part de l'assurance complémentaire. J'attends donc d'y voir plus clair et l'ouverture d'une négociation officielle.

Mais cela ne me semble pas logique que ce soient les complémentaires qui financent le plan cancer, Alzheimer, la recherche sur ces maladies ou encore les soins palliatifs. On ne sait plus trop bien dans quel système on est. De plus, si les complémentaires doivent financer l'équivalent de ce qui a été estimé à 850 millions d'euros, il est évident qu'elles seront obligées d'augmenter leurs cotisations. Mais là n'est pas l'essentiel.

Qui est, selon vous...

Il n'est pas juste de financer la lutte contre ces maladies, la recherche et l'amélioration des soins palliatifs en prélevant des fonds chez les personnes qui vont chez le médecin. Et ceux-là mêmes qui sont atteints de ces maladies - que l'on dit vouloir mieux traiter - seront les premiers à payer. Cela ne me paraît pas correct.

On a parlé de TVA sociale, de bouclier sanitaire et de franchises. Le débat sur le financement de la protection sociale n'est-il pas décousu ?

Avec les franchises, on sort du champ traditionnel de financement de la santé, de son système solidaire.

Si on gérait correctement le système de santé, avec des réformes pour améliorer la qualité des soins, une meilleure répartition de l'offre de soins, une meilleure liaison entre la médecine de ville et l'hôpital, ou encore une meilleure vérification des périmètres de compétence chez les professionnels de santé, infirmières, médecins, etc., on pourrait dégager les sommes nécessaires pour financer les causes énoncées par M. Sarkozy. Mais on refuse obstinément depuis une trentaine d'années de le faire. Pour l'essentiel, le financement de la protection sociale est basé et pèse sur les salaires. Il faut revoir ce système.

Pourquoi, selon vous, cette réforme du financement et de la politique des soins en France n'est-elle pas conduite ?

Tous les gouvernements ont cédé aux différents lobbies qui s'exercent dans notre système de santé : laboratoires, syndicats de médecins... Notre dispositif est malmené, en mauvaise santé financière, et l'on donne des augmentations à un certain nombre de professions, dont les médecins libéraux. C'est choquant.

Avez-vous été contacté par l'Elysée ou Matignon avant les annonces du chef de l'Etat ?

Je n'ai pas été contacté, et il n'y a pas eu de négociation sur le sujet des franchises. Mais cela me paraîtrait la moindre des choses que le président de la Mutualité française, qui représente 38 millions de bénéficiaires, principal mouvement de santé, soit consulté sur ce sujet.

 

Propos recueillis par Rémi Barroux

Article paru dans l'édition du 03.08.07

 

 

De la duplicité du marché

Alors que je suis définitivement devenu un "Vélib'iste", l'actualité du Tour de France m'attriste. Chaque jour, une nouvelle équipe semble devoir se retirer suite à un contrôle positif de l'un de ses coureurs. Je pense à cette phrase de Lionel Jospin : "oui à l'économie de marché, non à la société de marché !". C'est effectivement ce que m'inspire la situation. Si le marché présente incontestablement des vertus, notamment dans sa capacité à créer de la richesse, quand il n'est pas régulé, ou pis, quand il s'occupe de ce qu'il ne le regarde pas (l'amour, la nature, la santé, le sport, ...), ses effets sont délétères, voire tragiques. Je ne peux m'empêcher de penser que ces corps ont été "marchandisés" pour les besoins de la cause publicitaire, et cela m'indigne. Mais il est facile d'accabler un marché anonyme. Nous,spectateurs, qui suivons malgré tout, et parfois même avec enthousiasme, le Tour de France, avons une responsabilité dans la dégradation de cette belle compétition. Il nous incombe de faire savoir, y compris par le "boycott", que cette dérive est devenue insupportable et inadmissible.

Jean-François Lavaud

LeMonde.fr

L'exclusion de Michael Rasmussen et le retrait de l'équipe Cofidis plongent le Tour dans le chaos

LE MONDE | 26.07.07 | 10h12  •  Mis à jour le 26.07.07 | 10h42

GOURETTE, ENVOYÉ SPÉCIAL

Ce devait être le Tour de la reconstruction, c'est un champ de ruines. Au jeu de massacre des mensonges et du dopage, les masques sont tombés l'un après l'autre. Pour la deuxième année d'affilée, la plus grande course cycliste du monde est décapitée. Et son maillot jaune est en lambeaux.

Depuis quelques jours, l'envol irrésistible du Danois Michael Rasmussen virait au grotesque, et même son équipe, Rabobank, s'en est rendu compte, au point de mettre fin au ridicule. Chicken, comme on le surnomme dans le peloton, comptait bien plumer le Tour comme l'avait fait un an auparavant l'Américain Floyd Landis, convaincu de dopage à la testostérone quelques jours après avoir reçu les lauriers de la victoire sur les Champs-Elysées.

La grande banque néerlandaise a fini par admettre que le grimpeur danois, qui venait de décrocher, mercredi 25 juillet, comme à la kermesse, sa deuxième victoire d'étape dans ce Tour au sommet de l'Aubisque, lui avait menti. Et pourtant, vingt-quatre heures plus tôt, Michael Rasmussen, flanqué de son manager et de son avocat, était venu justifier son emploi du temps douteux de globe-trotter de la triche tout au long de la saison.

De revirements en embrouillaminis, de fédérations de complaisance en fax perdus, le maillot jaune du Tour s'est emmêlé les pédales, alors que la vérité était criante : il s'est soustrait volontairement, et à plusieurs reprises, à des contrôles inopinés pour mieux préparer dans l'ombre son objectif, gagner le Tour. A tout prix.

Ce ne sera pas pour cette année, et, malgré le désarroi d'une première direction de l'épreuve entachée de scandales, Christian Prudhomme ne cachait pas un certain soulagement : "Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour écarter la suspicion. Au moins, j'ai le sentiment de ne pas être déshonoré. On ne peut pas se moquer impunément du Tour de France." En à peine plus de 24 heures, la Grande Boucle, qui croyait pourtant avoir tout vu, tout vécu, depuis une décennie, a perdu ce qu'il lui restait d'illusions. L'annonce, mardi 24 juillet, du contrôle positif d'Alexandre Vinokourov avait déjà sérieusement ébranlé ses fondations chancelantes. Les deux bannis de ce Tour des impostures se réclamaient du même homme, Lance Armstrong, le septuple vainqueur de l'épreuve. Alexandre Vinokourov avait choisi de se préparer, comme l'Américain, auprès du médecin italien Michele Ferrari, expert es transfusions et gourou de nombreux candidats aux paradis artificiels de la victoire.

BRONCA À L'ARRIVÉE

Conspué sur la montée de l'Aubisque où il était allé chercher, en jaune, un succès anecdotique, Michael Rasmussen s'est comparé au Texan qui écrasa le Tour de 1999 à 2005 : "Je comprends maintenant ce qu'a dû subir pendant sept ans Lance Armstrong et je l'admire encore plus chaque jour." L'ironie du sport est cinglante et c'est précisément un employé de Lance Armstrong, le jeune Espagnol Alberto Contador, qui hérite de l'habit de lumière. Un succès pour la Discovery Channel en partie dirigée par le Texan, puisque son compatriote Levi Leipheimer est désormais quasi certain de terminer lui aussi sur le podium à Paris à moins que les certitudes du moment ne soient à nouveau démontées par l'absurde.

Une alternative semblait pourtant se dessiner avec l'initiative de huit équipes, six françaises et deux allemandes, réunies dans un "Mouvement pour un cyclisme crédible". Au lendemain de la bombe "Vinokourov", et sans savoir que bientôt, Chicken se brûlerait les ailes, les coureurs de ces formations avaient osé défier le maillot jaune au départ de la 16e étape, à Orthez. Le Danois avait joué des coudes pour remonter le peloton jusqu'au sit-in improvisé par les coureurs rebelles. Sur la ligne de départ, pendant de longues minutes, le maillot jaune les avait toisés non sans mépris.

Lorsqu'il leva les bras sous une bronca à l'arrivée, le triomphe de Michael Rasmussen était d'autant plus total que l'engrenage des mauvaises habitudes avait en partie discrédité ses détracteurs. L'Italien Cristian Moreni, membre de l'équipe Cofidis qui faisait partie des protestataires du matin, quittait la ligne d'arrivée escorté par deux gendarmes. Le coureur transalpin a été contrôlé positif à la testostérone à l'issue de la 11e étape entre Marseille et Montpellier, jeudi 19 juillet. Les certitudes se brouillaient de plus belle.

"C'est la terre qui tremble, c'est un séisme. Je ne veux pas réagir à chaud, mais c'est sûr que cela peut avoir des conséquences très graves pour la pérennité de l'équipe", confiait Eric Boyer, le manager de la formation française déjà secouée, en 2004, par une affaire de trafic de produits dopants impliquant plusieurs de ses coureurs et soigneurs.

"J'ai été patient, j'ai écouté Cristian et je lui ai demandé de me dire la vérité. Il a reconnu les faits et n'a pas demandé de contre-expertise. Il a dit qu'il avait pris des médicaments, qu'il avait eu un moment de faiblesse, qu'il avait succombé. Je me sens responsable de ne pas avoir été là, de ne pas avoir vu ce moment de doute", ajoutait-il, alors que son équipe quittait le Tour.

La nuit tombée, c'était au tour de Michael Rasmussen de plier bagage.

François Thomazeau

 

Vélib', une franche réussite

Aujourd'hui, ça y est. J'ai enfin eu l'occasion d'essayer Vélib. Je dois dire que moi qui ne suis pas cycliste, j'ai été conquis. Rouler tranquillement dans Paris, c'est vraiment idéal.

Les vélos ne sont pas si lourds que ça, et le système de verrouillage / déverrouillage est vraiment très facile à utiliser. De même, il est très simple de régler la hauteur de la selle; les changements de vitesse se font aussi de manière fluide. Le seul petit bémol que je mettrais, et encore c'est du pinaillage, c'est qu'on a souvent l'impression de "mouliner" sans beaucoup avancer. D'un autre côté, on est sûr au moins de respecter les limitations de vitesse ;-) et le code de la route.

Bref, j'étais content sur mon Vélib. Et une fois lancé, la circulation elle-même est moins effrayante qu'elle en a l'air. Essayez, vous serez ravis! (et revenez sur mon blog pour donner vos impressions)

Jean-François Lavaud

De la difficulté de porter une mesure de gauche dans un gouvernement de droite

A ceux qui croient naïvement que "l'ouverture" de Nicolas Sarkozy serait une manière de récupérer les meilleures idées de chaque camp - discours un temps porté par François Bayrou -, voici la preuve de l'impossibilité pratique de concilier des politiques dont les idéologies sous-jacentes sont diamétralement opposées. La solidarité selon M. Sarkozy : 13 milliards pour les plus riches, 25 millions pour les plus pauvres. Tout est dit, n'en déplaise à Martin Hirch. Espérons que ce dernier ait raison, et que ce ne soit qu'une première étape. Mais enfin, le manque d'ambition du gouvernement est quand même éloquent.

Jean-François Lavaud


Politiques
Le gouvernement pingre avec les pauvres
Par TONINO SERAFINI
QUOTIDIEN : mercredi 18 juillet 2007
Jusque-là, c’est Christine Lagarde qui a occupé le banc du gouvernement. Le temps pour l’Assemblée nationale de voter une vague d’allégements fiscaux d’un montant de plus de 13 milliards d’euros destinés aux ménages aisés : bouclier fiscal, baisse de l’ISF, droits de succession minorés, crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt ( Libération des 13 et 14-15 juillet). Lorsque la ministre de l’Economie a passé le relais à Martin Hirsch, haut commissaire du gouvernement chargé des Solidarités, lundi soir, il a été question d’une autre France : celle des sept millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
«Choc des symboles». La loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat) comporte, en effet, une mesure d’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA). L’objectif est d’assurer une augmentation des revenus des allocataires du RMI et de l’Allocation de parent isolé (API) en cas de retour à l’emploi, même à temps partiel. Le retour à l’activité devant se traduire par une sortie de la pauvreté. Mais les sommes qu’entend consacrer le gouvernement au RSA sont dérisoires. «Monsieur le haut commissaire, le choc des symboles pèse lourd dans ces dispositifs : 13 milliards pour une poignée de favorisés, contre 25 millions pour les 50 000 personnes du dispositif d’expérimentation», a fulminé la députée (PS) Marisol Touraine. «Si le dispositif [.] nous a fait rêver, car il se voulait un plan de bataille contre toutes les pauvretés, il s’est réduit comme peau de chagrin», a-t-elle pointé.
Sur les bancs de gauche, tous les orateurs ont souligné qu’ils adhéraient «au principe du RSA» . Mais le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault a déploré le manque d’ambition d’un dispositif «très éloigné [.] dans la méthode et les conditions d’application», des travaux de la commission «Familles, vulnérabilité, pauvreté» présidée en 2005 par un certain Martin Hirsch, à l’époque président d’Emmaüs. C’est au sein de cette instance qu’avait germée l’idée du RSA, qui ambitionnait d’agir sur toute la sphère de la pauvreté. Les groupes PS et PCF se sont donc abstenus lors du vote de l’article instituant le RSA. Réponse du haut commissaire : «J’ai bien compris votre soutien et votre demande de fidélité absolue au dispositif élaboré en 2005». Mais il a demandé aux députés de faire preuve de patience. «Il serait paradoxal de croire que le fait de franchir un premier pas - grâce à l’expérimentation - nous éloignerait de l’objectif final», a-t-il expliqué, rappelant que l’idée est «de réduire de 30 % en cinq ans» le nombre de pauvres.
Cadeaux fiscaux. Mais lorsqu’il s’est agi de passer aux travaux pratiques, c’est-à-dire au financement, le gouvernement et la majorité UMP se sont montré pingres, refusant un amendement défendu par le socialiste Christophe Seringue, stipulant que «l’Etat doit financer cette expérimentation». «D’après ce que nous avons vu ces derniers jours, vous n’en êtes pas à quelques millions près», a-t-il observé malicieusement, allusion aux cadeaux fiscaux que les députés UMP ont accordé à coups d’amendements. Mais arrivés au RSA, plus question de lâcher le moindre euro supplémentaire. Adopté par la droite, le projet de loi Tepa, devrait être examiné à partir de mercredi au Sénat.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/267644.FR.php
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Le Grand Paris du XXIè siècle

Je vais même jusqu'à vous proposer les articles signés par nos opposants aux prochaines élections ... Si ça, c'est pas de l'ouverture (au moins d'esprit !). Mais quand même, ils sont gonflés de donner des leçons comme ils le font, vu qu'ils n'ont rien fait pendant les vingt années durant lesquelles ils étaient au pouvoir...

Jean-François Lavaud


Le Grand Paris du XXIe siècle
La capitale et l’Ile-de-France doivent envisager l’avenir en imaginant un système urbain multipolaire.
Par FRANÇOISE DE PANAFIEU, candidateUMP à la mairie de Paris, CLAUDE GOASGUEN et PHILIPPE GOUJON, députés de Paris.
QUOTIDIEN : mardi 17 juillet 2007
Le temps est venu, en effet, ainsi que l’a évoqué Nicolas Sarkozy de «repenser l’organisation des pouvoirs» dans la première région de France. Très précisément, le Président a exprimé son désaccord quant à l’adoption du nouveau Schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) tant que la question de la communauté urbaine ne serait pas tranchée.
C’est une autre vision de Paris que nous devons faire naître. En installant une Conférence métropolitaine, Bertrand Delanoë s’est limité à une apparence de concertation qui s’est figée dans un dialogue factice et sans lendemain, puisque sans aucun moyen d’action technique et financier. Alors, que faut-il faire dans la perspective de la tenue du Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT) consacré à l’Ile-de-France fin 2008 ? Tout d’abord, un constat s’impose : Paris vit mal dans ses limites du Second Empire, Paris est trop confiné dans ses 105 km2, trois fois et demi plus petit que Londres, et sept fois plus petit que Madrid. Cette mondialisation des métropoles est incontournable. Paris et l’Ile-de-France sont, en partie, dépendants de l’économie mondiale. Paris est passé, en quarante ans, de l’agglomération unipolaire à un système urbain complexe et multipolaire ; le centre du pouvoir économique a peu à peu glissé vers la petite couronne, puis en deuxième couronne.
Dans le même temps, Paris a perdu de nombreux emplois et doit donc imaginer et mettre en œuvre des projets communs. A cet égard, le président de la République a montré le chemin : créer une nouvelle dynamique au service d’une vision coordonnée de l’organisation urbaine. Celle qui consiste à définir, notamment, une nouvelle stratégie en matière de transports en commun : près d’un actif parisien sur trois part travailler en banlieue, et 900 000 actifs résidant en banlieue viennent travailler à Paris. La vraie réponse réside dans l’amélioration substantielle des conditions de transport, dans les lignes de RER et de métro, et le maillage du réseau transports en commun en banlieue pour le projet Arc express ou Métrophérique. Les Parisiens attendent d’abord l’amélioration véritable de la qualité du service dans les transports collectifs existants, en particulier le métro et le bus. L’autre priorité doit porter sur les travaux d’infrastructures essentiels, tels que le renforcement de capacité de la ligne 13, la création de nouvelles gares face à la croissance du nombre de voyageurs, et pour réduire les nuisances qui impactent les riverains. La couverture du périphérique est également prioritaire. Elle doit associer collectivités publiques et entreprises dans un partenariat public-privé, gage d’une rapidité d’intervention. La question du logement constitue aussi un dossier central dans cette nouvelle vision à définir pour Paris et l’Ile-de-France. Comment accepter que le Sdrif 2007 prévoie moins de logements à Paris que celui fixé en 1994 ? Comment s’en étonner si l’on considère le nouveau Plan local d’urbanisme de Paris, défendu par Bertrand Delanoë, qui rend très difficile la construction de logements. Il n’y a pas de fatalité à reconduire une telle politique en matière de logement social qui a fait fuir les familles et les classes moyennes de Paris. S’agissant du développement économique et de l’emploi, les bonnes intentions ne suffisent pas.
C’est dans cet esprit que la majorité des représentants des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) d’Ile-de-France, les conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines, ainsi que le Medef et la CGPME (syndicat des PME), ont déploré dans ce Sdrif le manque de volonté et d’orientation claires pour permettre à Paris et aux départements d’Ile-de-France de rattraper le retard sur ses principaux concurrents européens. Faisons nôtre, l’indication de Nicolas Sarkozy pour travailler à la naissance de cette structure de coordination et d’impulsion «c’est la rigidité des structures qui met en cause l’unité». L’avenir de la région capitale dépend justement de notre capacité à inventer, dans le respect de l’identité des collectivités locales et départementales, un nouvel horizon pour la prospérité, des onze millions d’habitants de Paris et de l’Ile-de-France.
http://www.liberation.fr/rebonds/267433.FR.php
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Pour une région capitale solidaire

Cette question des "frontières" de Paris est complexe mais cruciale. Elle sera probablement au coeur de la prochaine campagne municipale. Je continue à vous rapporter les principaux articles sur ce sujet avant d'entamer une discussion.

Jean-François Lavaud


Rebonds
Pour une région capitale solidaire
Le Grand Paris doit se fonder à partir des grands pôles existants et avec la coopération de leurs élus.
Par Par PATRICK BRAOUEZEC, , député de Seine- Saint-Denis, président de l’agglomération Plaine- Commune.
QUOTIDIEN : mardi 17 juillet 2007
La question du Grand Paris revient, par la voix du président de la République. A sa façon autoritaire habituelle, sous couvert d’efficacité, et sans s’embarrasser de détours théoriques, celui-ci invoque le principe d’urgente nécessité comme une évidence simple. Ce n’est pas parce qu’on ne tourne plus autour du pot que l’on n’est pas dans une démarche politicienne de court terme. Et cela, sans le moindre égard pour l’ensemble des élus locaux et pour les quartiers populaires.
La question du Grand Paris et du devenir de la région capitale est tout sauf une question technique de bonne administration ou de bonne entente entre les élus locaux. C’est vrai aussi dans le cadre de notre coopération avec la capitale. La conférence métropolitaine témoigne à sa façon de l’ambiguïté de l’exercice. Si le thème du Grand Paris y est le plus souvent éludé, il constitue en fait un non-dit aveuglant, structurant de nombreux documents d’étude. Or, il ne s’agit pas seulement de donner un espace nouveau à un simple besoin de dialogue, avec l’objectif affiché de régler de façon consensuelle des problèmes flagrants, après des décennies de mépris et de relégation entre Paris et ses banlieues populaires.
C’est une question de société, une question de valeurs et d’avenir à construire. Nous nous devons d’en relever les enjeux. En effet, il y a un point qui fait consensus, que toutes les études sur le Sdrif (schéma directeur de la région Ile-de-France, ndlr) mettent en avant comme un problème majeur : ce sont les inégalités sociales et économiques dont souffre cette région pourtant la plus riche de France (avec les plus bas revenus par famille concentrés dans la banlieue nord de la capitale).
Décréter le Grand Paris de cette façon, c’est renforcer les mécanismes en cours et c’est un développement de l’Ile-de-France de plus en plus inégalitaire. Les familles modestes et les couches moyennes se verront ainsi constamment reléguées toujours plus loin de la centralité parisienne. C’est dangereux socialement, en termes de développement durable, c’est renforcer l’étalement urbain, et c’est un frein à la compétitivité de notre région. Deux ans de travail et d’échanges entre les collectivités territoriales sur le Sdrif ont permis d’aboutir à un schéma de développement qui prend en compte des orientations favorisant le rééquilibrage. Balayer cela au détour d’un discours, en laissant croire à l’indétermination et à la frilosité des élus, est évidemment une insulte pour la démocratie et pour les populations.
La communauté d’agglomération que je préside est la preuve que des coopérations intercommunales très étroites et cohérentes sont possibles en Ile-de-France, sur d’autres critères que la concurrence, l’hégémonie ou la préservation de l’entre-soi des riches. Nous relevons le défi d’un développement solidaire tendant à faire de notre bassin de vie une centralité urbaine émergente, attractive, pôle de dynamisme économique mais aussi social, urbain, environnemental. Avec une ambition majeure : ne pas chasser de cette centralité les populations dans leur diversité.
Car la bonne santé de notre société repose sur la cohésion sociale qui est aussi la capacité à vivre ensemble, à faire de la ville le terreau d’un mélange de cultures, de créativités, de projet collectif où chacun aurait sa part active. Nous ne vivrons pas bien si nous sommes enfermés chacun dans un parcours prédéterminé. Déplacer le curseur administratif parisien pour y englober la petite couronne, c’est poursuivre simplement une histoire d’hégémonie monocentrée dont il est urgent de sortir. D’autant que se joue pour nous le devenir d’un territoire comme La Plaine- Saint-Denis, riche de potentialités de toutes sortes, où se cristallisent enjeux et convoitises.
Il est urgent de porter un autre regard sur ces territoires. Il s’agit de définir plusieurs pôles de centralité. On peut d’ores et déjà en déterminer cinq ou six existants, en plus de Paris, qui a bien sûr une place déterminante dans ce réseau : Plaine-Commune - Plaine-de-France, Seine-Amont, l’Est parisien, au même titre que la Défense ou Issy-les-Moulineaux. Ainsi on peut envisager des dynamiques nouvelles, fondées sur des synergies et des coopérations, un rééquilibrage régional avec des centralités qui ne soient pas synonymes d’exclusion, comportant l’ensemble des services qui font la qualité de la ville dense, pour tous, y compris les familles modestes.
Cela suppose des politiques publiques affirmées à tous les niveaux, depuis l’Etat jusqu’à la commune, avec des choix d’investissement ; et en accompagnant la création des intercommunalités indispensables à une gouvernance collective, à la bonne échelle de territoire. Ainsi nous participerons tous à un élan nouveau au service des populations en même temps qu’à l’attractivité de notre région.


http://www.liberation.fr/rebonds/267434.FR.php
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Les chiffres de l'emploi

S'il fallait encore une preuve que la Gauche et le gouvernement Jospin ont eu des résultats économiques infiniment meilleurs que les différents gouvernements de droite qui ont succédé ...
Le recours extrêmement fréquent à l'intérim est, me semble-t-il, la donnée centrale à prendre en compte dans l'élaboration d'une politique de l'emploi efficace. Plutôt que de s'arc-bouter sur une illusoire - fût-elle souhaitable - protection des postes, il est urgent de penser la protection du travailleur : la mobilité est devenue incontournable, il convient maintenant de l'organiser pour qu'elle soit de moins en moins "subie", et qu'elle soit, dans tous les cas, "sécurisée". Avec mes camarades, j'ai longuement réfléchi à cette question cruciale qu'est "la sécurisation des parcours professionnels". Je vous livrerai probablement quelques-unes de nos réflexions dans une prochaine note.

Bonne lecture,
Jean-François Lavaud


LeMonde.fr
L'emploi salarié progresse beaucoup moins qu'il y a dix ans
LEMONDE.FR avec AFP | 16.07.07 | 09h23  •  Mis à jour le 16.07.07 | 09h23

L'emploi a retrouvé le chemin de la croissance depuis 2004, mais la progression des effectifs salariés est beaucoup plus modeste qu'à la fin des années 1990, selon des chiffres publiés lundi 16 juillet, par l'Agence centrale de organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui fédère les Urssaf, chargées de recouvrer les cotisations sociales. La progression moyenne de l'emploi salarié a ainsi été de 1 % en 2006 (+ 0,6 % en 2005, + 0,3 % en 2004), contre 3,3 % de 1997 à 2001, période où ont été créés 2,1 millions des 2,6 millions d'emplois nouveaux de la décennie.

 

La France a ainsi connu "une période de forte expansion" de l'emploi à  partir de 1997, interrompue au premier semestre  2001. "Entre le printemps 2001 et l'été 2003, le ralentissement conjoncturel a été plus marqué encore pour l'emploi que pour le produit intérieur brut. Depuis, la croissance des effectifs s'accélère mais demeure plus modérée que dans la fin des années 1990", souligne l'Acoss.

Entre 1997 et 2006, la masse salariale a progressé de 43 %, le salaire moyen par tête de 22 % et le pouvoir d'achat des salariés de 7 %.

"DÉVELOPPEMENT SANS PRÉCÉDENT DE L'INTÉRIM"

Le détail par secteur montre que "sur dix ans, la tertiarisation et la  désindustrialisation de l'emploi se sont poursuivies" : l'industrie a perdu en moyenne 240 000 emploi (- 6,2 %) en raison d'un fort repli depuis 2001, alors que la construction en a créé 270 000 (+ 24,6 %) et le tertiaire marchand 2,55 millions (+25 %). En 2006, on comptait 17,7 millions de salariés du privé : 3,6 millions dans l'industrie, 1,4 million dans la construction, et 12,7 millions dans les services.

Décomptés dans les services, même s'ils travaillent souvent dans l'industrie et la construction, les salariés intérimaires étaient 760 000 en 2006, en progression de plus de 80 % sur la décennie, l'essentiel de cette hausse intervenant avant 2001, selon l'Acoss. "Le développement sans précédent de l'intérim traduit une profonde modification du recours à ce type de contrat, qui va désormais bien au-delà des fluctuations économiques" et "l'intérim semble désormais occuper un rôle plus important dans la gestion globale de la main d'œuvre interne ou externe à l'entreprise", souligne l'Agence. Les services opérationnels aux entreprises ont également connu un fort développement. En créant 21 000 emplois, les centres d'appel ont plus que multiplié par cinq leurs effectifs. La sécurité a créé 64 000 emplois, l'enlèvement des ordures 23 000 et le nettoyage 134 000.